29.12 Sur la côte Ouest

Le matin, couvert mais assez clair, nous voilà partis pour le glacier de Franz Joseph. Une petite marche de 1.30 aller-retour. Je propose à Marie une variante de 20’ et laissons Verena et Nico partir devant. Mais nous changeons vite d’avis pour revenir vers le glacier.

En fait de course c’est un boulevard où nous croisons montant et descendant des Chinois en tongues comme des alpinistes équipés pour le Mont Blanc. Tout cela sous un ballet d’hélicoptères  de touristes fortunés se faisant déposer sur le glacier. Parfois un groupe équipé de pied en cap par la compagnie des guides de Franz Joseph, mené par un sherpa au piolet long comme un râteau à foin, s’extasie sur une plante indigène.

Bref nous on a les Bossons, l’Argentière alors pas de quoi fouetter un chat ! La chose surprenante c’est cette jungle au pied du glacier. Une végétation tropicale qui descend jusqu’à la mer de Tasmanie. On a tenu le timing, un peu retardé par les multiples photos que Marie et Nico ont faites.

un glacier qui paraît bien petit par rapport à ses cousins chiliens, mais quand même impressionant à voir!

Nous récupérons nos bagages au backpacker de Montrose et nous voilà repartis  vers Punakaiki et les Pancakes. En voiture … à gauche bien sûr. Il est 11.00 et la pluie se remet à tomber :elle ne nous lâchera pas jusqu’au soir.

de quoi ajouter un peu de piquant au trajet (par ailleurs très beau)

Nous faisons une halte à Greymouth, grande ville minière. Nous pique-niquons d’une salade sous un abri de fortune, faisons quelques courses avant de reprendre la route. C’est moi qui chauffe et Marie qui copilote. Malgré la pluie ça roule bien, c’est assez droit mais malheureusement après 50 kilomètres sans indication, nous constatons l’erreur d’aiguillage. Demi-tour. Re-50 kilomètres pour récupérer l’itinéraire. Plus d’1.30 de perdue.

On arrive quand même vers 17.30 dans notre backpacker, des bungalows noyés dans la jungle. C’est magnifique. Seul petit problème: ils se sont plantés dans les réservations. Il n’y a qu’une  chambre pour nous 4 (1 grand lit et 1 petit lit). La maîtresse de maison est vraiment contrariée et promet de trouver une solution. Pendant ce temps là nous partons jusqu’à la plage : 10 minutes à pied à travers la jungle pour déboucher sur un surplomb face à l’océan. Des vagues énormes, rouleaux écume, embruns. Le chemin descend dans les rochers pour accéder à une grande plage adossée aux falaises avec un sable constitué de minuscules galets. Un lieu magnifique, envoutant par l’ambiance avec la force des énormes vagues qui viennent mourir à nos pieds après avoir éclaté en rouleaux sur les rochers. On est resté scotché par tant de beauté et de puissance.

un petit coin de paradis, à quelques minutes à pied de notre logement

Nature, nature…

Nous rentrons enfin au gîte. Bonne nouvelle la chambre voisine ne sera pas occupée nous allons pouvoir la récupérer. C’est grand luxe avec sdb. Mais qui de Verena, Nico, Marie ou moi l’occuperons ? Je propose donc de la jouer à la belote. Nous préparons un bon petit dîner agrémenté d’une bouteille supplémentaire offerte par la maison en raison de ce problème de réservation. Une salade de choux carrottes avec de la bonne viande. Dans le même temps on prépare une grosse salade de nouilles pour le trajet du lendemain. Alors que j’achetais une carte internet auprès de la réception, se présentent 3 jeunes Allemands qui avaient négocié par tél une place de tente… courageux les jeunes car il pleut de plus en plus et ils sont déjà bien trempés.

Alors que nous mangeons, Nico parie avec Verena une bouteille que l’Allemand est plus vieux que lui. Il est charmant et jeune aussi (Nico perd son pari). De fil en aiguille il nous explique qu’il va devoir dormir sans matelas ni bon équipement contre la pluie.

Le repas avance,  l’alcool aidant, les blagues fusent sur l’équipement des allemands et l’exception à la règle est devant nous. (On repense au « ROCK » ou il y avait aussi un Allemand , lui au top, pour le snoorkeling !!!). Nico trop cool lui propose son tapis de sol.

Les choses sérieuses commencent  avec la belote. Alors que les cartes défilent, notre jeune ami est confortablement installé dans le canapé à côté. Les verres se vident et se remplissent, les voix s’élèvent et patatras un dix de der et Verena renverse son verre. La moquette est arrosée au grand dam de Marie qui voyait venir la chose depuis le début.

Après le tapis de sol de Nico, c’est Verena qui suggère à Nico de proposer le petit lit de la chambre à son compatriote (elle est peu optimiste sur leurs chances de gagner cette partie !!). Vous imaginez la réaction de Nico.

La partie avance, les vieux tournent et retournent, la salle de bain se rapproche. Les rires fusent et le niveau de la bouteille baisse. Notre voisin humide semble comprendre assez bien le français, suitd’une oreille moins distraite qu’il n’y parait l’avancement de la partie et nos éclats de rires. Peut-être entrevoit-il la douceur d’un matelas dans une chambre abritée ?

Nous avons oublié l’heure et le lieu, à l’étage une tête bridée mécontente nous rappelle que nous ne sommes pas seuls et que d’autres veulent dormir.

Est-ce l’expérience, l’alcool ou le désir de confort bref nous avons gagné la sdb : si on jouait la salade de nouilles ????

La bouteille est finie, la partie aussi : nous aurons la salle de bains. La suite au prochain épisode.

Vincent

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