01.01 Abel Tasman

Bonne et heureuse année à vous tous! Tous mes meilleurs vœux pour 2012… avec 12 heures d’avance sur vous. Car tandis que nous dansons à Trafalgar sur des airs des Doors, vous ouvrez vos huîtres, présentez amoureusement votre foie gras sur de beaux toasts tièdes et dorés et préparez quelques viandes et poulardes gouleyantes à souhait. Ah la cuisine française… c’est bon aussi vu de loin !

Ce matin lever 6.30 : une journée sportive nous attend. Nico a eu la bonne idée d’une sortie kayak de mer aux portes du parc naturel d’Abel Tasman (ce nom me fait déjà rêver). Le soleil est voilé, mais il ne pleut plus et cela suffit à nous rendre tout joyeux. Une heure avant le départ, briefing ; consignes de sécurité, manœuvres de base (tourner, stopper, remonter à bord si on a chaviré)… on est loin des préparatifs du Pilgrim ! Les kayaks sont chargés sur une remorque et nous avec, le tout tiré par un tracteur pétaradant jusqu’aux flots bleus de la baie de Tasman. Nous croisons un cheval qui trottine dans l’eau, 2 enfants qui pêchent des crabes. La plage est déserte. Il fait frais.

Mise à l’eau des kayaks, nouveaux essais de freinage et de virages. Nous voilà fin prêts.  Je me sens assez confortable dans le siège un peu surélevé.

une solution pour éviter les problèmes de coordination: on pagaye chacun son tour

Nico et Verena restent proches de notre embarcation qui a une fâcheuse tendance à tirer bâbord. Le changement de pilote n’y change rien et il nous faut pas mal d’énergie pour garder le cap : une petite île qui, nous a-t-on dit, abrite une colonie de phoques. Il y a du vent et nous avançons sans rien apercevoir des eaux turquoise. Las ! un casse-croûte s’impose. Nous accostons sur une petite crique déserte et le temps de sortir notre copieux pique-nique qui occupe tous les caissons de sécurité, nous laissons passer  les autres équipages. Ah ces Français et la bouffe !

échoués sur une île déserte… on y croirait presque!

Enfin le soleil qui apparait, on commençait à désespérer

Pas si désert pour un premier de l’an

Finalement nous laissons les jeunes pagayer vers l’île aux phoques : nous on a besoin d’un bon café et de quelques pâtisseries locales! Retour à notre port d’attache.

Nous nous retrouvons, pas mal cassés, en fin d’après-midi et Vincent peine à nous ramener à Nelson. Verena est encore un peu patraque mais le repas BBQ-salades-fruits-de-saison arrosé d’un Malbec merlot cabernet 2008 remonte le moral des troupes et selon la formule consacrée « on peut dire que ça va pas mal ».

Marie

La version des aventuriers:

Donc nous laissons les parents sur la plage, un peu déçus qu’ils ne poussent pas jusqu’aux phoques (après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on a la possibilité de voir des phoques en liberté, nager autour de soi). Mais visiblement la dérive à bâbord est assez fatigante.

Dans notre embarcation, cela ne va pas forcément mieux. Verena a mal digéré le cocktail vin/champagne/bière (les allemands n’ont pas l’habitude du champagne ;) ), et une sortie en mer n’était pas des plus conseillées. Soigner le mal par le mal n’aura donc pas été le plus efficace. Malgré tout, il ne faut pas beaucoup insister auprès de l’équipage pour que nous tentions l’aventure jusqu’au bout de l’île aux phoques.

Peu à peu, nous sortons de l’abri des îles, et la mer se fait plus grosse. La pauvre Verena serre les dents, les phoques ne sont plus qu’à quelques dizaines de mètres ! Et la chance est avec nous, car nous arrivons alors que deux d’entre eux s’amusent dans l’eau. Autant ils ont l’air pataud et lourd sur leurs rochers, autant les voir évoluer dans l’eau est impressionnant. C’est un vrai ballet !

Si si, il y a un phoque (et même un sous le kayak, vrai!)

Mais on ne s’attarde pas car nous ne sommes pas les seuls à avoir repéré le spectacle, et déjà un groupe de kayak avec guide s’approche. Nous continuons donc à longer la côte quelques minutes, tâchant de distinguer les phoques des rochers, avant que les vagues n’aient raison du courage de Verena. Difficile retour, tandis qu’à l’avant le matelot a baissé les bras !

Etant assez loin de notre point de départ, je longe la côte histoire de trouver une jolie plage où faire halte. Jackpot ! Nous mettons pied à terre, et nous prélassons sur le sable blanc, sous un soleil enfin franc et chaud. Le groupe de kayak ne peut que passer, dépité de s’être attardé trop longtemps sur les phoques, et faire semblant d’être intéressé par un caillou quelconque :)

le repos des sportifs

Robinson?

Il y a pire comme premier janvier!

Puis viens le plus difficile ; le retour à la base en ligne droite, sans pause, avec un rameur et demi dans le kayak. Heureusement, contrairement à notre expérience précédente, le vent est dans notre dos ! Nous retrouvons finalement Vincent et Marie sur la plage, après une après-midi plus fatigante que prévue. Un début d’année sur les chapeaux de roue !

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